jeudi 10 décembre 2015

HEINRICH INSTITUT: Article du site PSYCHOLOGIES : Nos luttes intérieu...

HEINRICH INSTITUT: Article du site PSYCHOLOGIES : Nos luttes intérieu...: Frustrés, stressés, pressés… et pourtant si désireux de goûter plus fréquemment à la sérénité. Mais elle semble souvent inaccessible. Sauf...

HEINRICH INSTITUT: Article du site PSYCHOLOGIES : Nos luttes intérieu...

HEINRICH INSTITUT: Article du site PSYCHOLOGIES : Nos luttes intérieu...: Frustrés, stressés, pressés… et pourtant si désireux de goûter plus fréquemment à la sérénité. Mais elle semble souvent inaccessible. Sauf...

Article du site PSYCHOLOGIES : Nos luttes intérieures

Frustrés, stressés, pressés… et pourtant si désireux de goûter plus fréquemment à la sérénité. Mais elle semble souvent inaccessible. Sauf, peut-être, quand nous cessons de confondre paix et calme plat.

 Le mot anglais restless, littéralement « sans repos », traduit d’ailleurs très précisément cet état, passager ou chronique, de tension, de dispersion ou de bouillonnement interne, qui empêche le corps et l’esprit de trouver la paix.
L’agitation, c’est peut-être l’état émotionnel que la plupart d’entre nous connaissent le mieux : un projet qui n’aboutit pas, une dispute avec un proche, des difficultés matérielles, la crainte du changement, mais aussi des événements heureux, comme tomber amoureux, acheter une maison ou très simplement partir en vacances… Dans notre vie quotidienne, les occasions de voir se lever en nous des tempêtes émotionnelles sont infinies. Et elles commencent souvent dans la simple relation de soi à soi.

La force de nos tensions

Le philosophe Sénèque voyait dans le « mécontentement de soi » l’obstacle majeur à ce qu’il considérait comme le but suprême à atteindre : « la tranquillité de l’âme (In La Tranquillité de l’âme, Mille et Une Nuits, La Petite collection, 2003). » De ce mécontentement de soi découle, selon lui, une série de comportements toxiques, parmi lesquels : l’inconstance, l’insatisfaction, la passivité, la nostalgie ou la peur du changement… Autant de poisons qui déforment notre perception de la réalité et qui nous empêchent d’être en paix avec nous-même comme avec les autres.
Or, pour passer du mécontentement de soi à un certain contentement, pour ressentir un confort intérieur, il faut au moins se connaître un peu. Ne serait-ce que pour mieux cerner ses zones de forces et de faiblesses, et se fixer des objectifs de vie réalistes, susceptibles en tout cas de générer plus de satisfaction que de frustration. Sans plongée en soi, comment entendre et reconnaître son vrai désir, comment être sûr que les ambitions et les rêves qui nous font avancer sont bien les nôtres ? Comment, enfin, trouver la paix en ignorant ou en niant l’existence des courants antagonistes qui nous traversent ?
« On ne peut pas atteindre une certaine unité de l’être sans prendre conscience des contradictions qui le constituent, souligne le psychanalyste Jacques Arènes, auteur, notamment, de La Défaite de la volonté, en collaboration avec Nathalie Sarthou-Lajus (Seuil, 2005). Notre désir est par essence protéiforme et ambivalent. » Il suffit de se pencher sur nos aspirations au bonheur ou au plaisir pour mesurer la complexité de leur nature. Nous souhaitons la paix du cœur et nous voulons vivre la grande passion amoureuse, nous voulons être reconnus et valorisés par les autres, mais sans avoir de comptes à rendre à personne, nous aimerions profiter de l’instant présent, pourtant nous n’arrêtons pas de vivre dans le futur, proche ou lointain… C’est de ces paradoxes dont nous sommes pétris. En prendre conscience et les accepter minore considérablement les troubles qu’ils peuvent générer. « La paix n’est pas synonyme de confort ni de calme plat, explique encore le psychanalyste. Elle peut être obtenue dans une certaine tension, dans un inconfort à aborder certaines choses difficiles et contradictoires en soi. Mais pour atteindre une certaine paix et apaiser nos tensions intérieures, il faut savoir renoncer à tout contrôler. En soi, comme autour de soi. »

La tyrannie du toujours plus

Vivre zen, dépasser les conflits, trouver le calme intérieur, jamais notre désir de sérénité ne s’est exprimé aussi massivement. Et rarement, selon Jacques Arènes, les conditions pour y accéder n’ont été aussi difficiles : « Notre contexte socioculturel n’est pas très favorable au retour sur soi, qui est l’une des conditions pour trouver la paix en soi. Nous vivons dans une culture de productivité et de performance. Le “faire” est central dans la conception d’une vie qui a du sens. Pas de blanc, pas de vide, pas de silence, il faut remplir le temps ! On considère rarement le temps non employé comme un possible temps de gestation, mais comme une occasion manquée de faire quelque chose. »
Solène, 36 ans, architecte d’intérieur, se plaint d’un rythme de vie démentiel : sorties et dîners conditionnant une part importante de sa réussite professionnelle, elle ne parvient toujours pas à dégraisser son agenda, même si elle reconnaît vivre « au bord du burn out ». Antoine, 44 ans, ingénieur dans l’aéronautique, ne prend que deux semaines de congés par an pour ne pas se laisser distancer. Comprendre « se laisser doubler par ses rivaux ».
Quant à Aude, 39 ans, mère de quatre enfants de 2 à 10 ans, elle aimerait être moins anxieuse, se poser moins de questions, pour mieux profiter de sa famille. Cette pression sociale, qui transforme le temps en un animal sauvage à domestiquer, prend souvent le visage du perfectionnisme, du « toujours plus et du toujours mieux ». Pour le psychiatre Frédéric Fanget, auteur, notamment, de Toujours mieux ! Psychologie du perfectionnisme (Odile Jacob, 2006), c’est l’un des maux de notre époque. « Derrière cette hyperactivité apparente se cache en général une terrible angoisse du vide, une impression que votre vie serait sans intérêt, sans aspérité, si vous ne faisiez pas les choses parfaitement. »
Et, aujourd’hui, qu’est-ce qui répond le plus fréquemment à la peur du vide ? La consommation. Tous azimuts. Objets, loisirs, émotions, relations. « On essaie de maximiser les plaisirs pour lesquels la culture nous a conditionnés : la richesse, le pouvoir et la sexualité, qui deviennent les objets de notre poursuite. Cependant, la qualité de vie ne peut être améliorée de cette façon », écrit le psychiatre Mihaly Csikszentmihalyi dans Vivre, la psychologie du bonheur (Pocket, Evolution, 2006).
Aller chercher à l’extérieur la paix qui nous fait défaut à l’intérieur ? La démarche paraît absurde. C’est pourtant la nôtre, quand nous faisons tout pour éviter le tête-à-tête avec nous-même. Dans Cercle (Gallimard, 2007), le dernier roman de Yannick Haenel, le narrateur décide un matin de quitter une vie qu’il ne reconnaît plus comme sienne. L’allégement qu’il ressent à ce moment-là et la sensation d’être au plus juste de lui-même évoquent de manière poétique ce moment où, à l’agitation du corps et de l’esprit, succède un sentiment d’unité et de paix intérieure. « Est-il possible d’affirmer un jour : “Je suis prêt” ? Ce matin-là, j’ai pensé : “C’est possible”. Je n’avais aucune idée de la manière dont ces choses deviennent possibles et, pourtant, en quelques secondes, je l’ai su. » Nous apprendre que cet état existe est l’un des cadeaux de ce livre.

Pas de lumière sans ombre

Agressivité chronique, reproches répétés contre les mêmes personnes, jugements péremptoires, répétitions malheureuses, autodévalorisation ou autopromotion… Et si c’était notre part d’ombre qui s’exprimait ? « Pour Jung, l’ombre représente une partie de nous-même que nous ne reconnaissons pas comme faisant partie de notre personnalité psychique, explique Norbert Chatillon, psychanalyste jungien. Lorsque nous ne voyons pas l’ombre en nous, nous la projetons sur les autres, ou bien nous la laissons se retourner contre nous, ce que les jungiens appellent “déflation”. »
Pour Jung, l’ombre nous constitue tout autant que la lumière. Elle peut prendre toutes les formes. Ainsi, la propension à juger peut être la part d’ombre, refoulée ou ignorée, de celui qui accuse toujours les autres de le juger. L’ombre comprend aussi tous les aspects que la personnalité consciente perçoit comme négatifs, même quand il ne s’agit pas de défauts. Par exemple, l’humour ou la sensualité, habituellement réprimés chez un homme ou une femme inhibés, pourront se manifester dans certaines circonstances. Ces traits de personnalité, refoulés en temps ordinaire, constituent leur « part d’ombre ». De manière générale, on peut dire que plus l’ombre en soi est identifiée et acceptée, plus on se sent confortable avec soi-même et avec les autres. On parle alors d’intégration.

 http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Faire-la-paix-avec-soi-et-avec-les-autres/Nos-luttes-interieures/4Pas-de-lumiere-sans-ombre

mercredi 26 août 2015

Apprendre à méditer à l’école par le magazine Le Monde

Maintenant tu vas fermer les yeux et tu vas te concentrer sur ta respiration”. Pour faire méditer 160 enfants du CE1 à la 6e surexcités à la sortie d’un pique-nique de fin d’année, Laurence de Gaspary emploie le “tu” directement. Et, tandis que certains se dandinent sur leur siège, foudroyés du regards par leurs instits, d’autres s’exécutent, la main sur le ventre, les yeux fermés. On verra même à l’issue de la séance de 30 minutes, certains enfants lutter, la bouche grande ouverte, les yeux dans le vague, pour sortir de ce moment de pause proposé pendant une journée de restitution du programme “Bâtisseurs de possibles”.
Afin de familiariser les enfants dès le plus jeune âge avec les techniques de pleine conscience - qu’elle appelle pour eux “entraînement à l’attention” - Laurence de Gaspary de l’association Enfance et attention propose des initiations dans les classes, et bientôt, peut-être, dans les Ecoles supérieures de professorat et de l’éducation qui forment les enseignants. “On vit dans une société où le cerveau est sursollicité, et où les enfants sont en permanence connectés à eux et aux autres”, explique cette blonde pétillante.
Ajoutez à cela un système scolaire où “dès les petites classes on est dans la performance” qui génère du stress et de la pression. Autant de raisons de leur apprendre à “revenir dans le présent”, en éveillant les tout petits à la prise de conscience de leur corps et des pensées qui les traversent, tout en se débarrassant de tout “objectif” de performance ou de “bonne réponse”. Car en méditation, pas de “résultat” attendu, sinon celui d’essayer d’apprendre à observer ce qu’il se passe à un instant “T” dans son corps et dans sa tête. Le tout, malgré tout, pour favoriser la concentration, l’attention à soi et le mieux-être en classe.
A la sortie de l’initiation, Laurence de Gaspary sourit en repensant aux excités qui gigotaient sur leurs bancs. “On les a vu prendre conscience qu’ils étaient en train de bouger quand on leur demandait d’observer ce qui se passait dans leur corps”. Cela ne les a pas empêchés de continuer à gesticuler, mais pour Laurence, la mission était accomplie.

Comment expliquer ce succès fulgurant, quand des pratiques comme le yoga ont mis des années à s’installer ? D’abord, par un discours qui colle à l’air du temps. « Le quotidien se présente comme une liste de tâches à effectuer, que l’on biffe l’une après l’autre, avant de finir par s’écrouler le soir pour mieux céder au même affairement le lendemain », explique Jon Kabat-Zinn. En pleine conscience, on passe du mode faireau mode “être”. » Ne plus être une machine à rayer des Post-it, ne plus avoir le cerveau qui bouillonne… Pas étonnant que l’idée plaise.

Validation scientifique

Pour méditer, pas besoin de tapis, de salle ou de tenue particulière. « Demain, vous vous réveillerez dix minutes plus tôt, et prendrez le temps d’être en votre propre compagnie. Vous pouvez même rester dans votre lit pour le faire ! », lance Jon Kabat-Zinn. Les méditations guidées de dix à quarante-cinq minutes s’écoutent aussi sur smartphone. A l’heure du déjeuner, dans un parc, ou dans le métro… L’essentiel étant que la pratique soit régulière, car « l’esprit est comme un muscle, il faut le travailler pour qu’il cultive cette capacité innée de pleine conscience ».

La promesse de ce néo-carpe diem suffirait, donc, à séduire des milliers de Français ? Pas seulement. M. Kabat-Zinn rappelle que la patrie de Descartes a été une des dernières à traduire ses livres. Si elle accorde désormais du crédit à la pleine conscience, c’est parce que la pratique est validée scientifiquement.
D’abord méfiant, le monde de la recherche est désormais emballé par le sujet – près de 700 études en 2014. Un travail publié par la revue The Lancet, en avril, (université d’Oxford) prouve que la méditation de pleine conscience est aussi efficace contre la déprime que les traitements avec antidépresseurs.
Mieux encore : méditer provoque des changements au cœur du cerveau, comme le montrent des études du neuropsychiatre Richard J. Davidson (université du Wisconsin) et de Tania Singer, directrice du département de neurosciences sociales à l’Institut Max-Planck. La pratique entraîne l’activation de plusieurs aires liées à la bienveillance et l’empathie, provoquant des émotions positives ; tandis que d’autres zones, liées à la peur et à l’agressivité, sont désactivées.

Inspiration Bouddhiste

« Quand nous avons commencé à parler de ces histoires de méditation dans les institutions psychiatriques françaises, on nous a pris pour des fous. Puis, les preuves sont arrivées. A Sainte-Anne, la méditation de pleine conscience fait désormais partie des outils que nous utilisons couramment, en prévention des rechutes anxieuses et dépressives », affirmait, déjà, Christophe André, en 2011.

Une dizaine d’hôpitaux français mettent en place des programmes basés sur la pleine conscience. A la faculté de médecine de Strasbourg, un diplôme « médecine, méditation et neurosciences » a même été créé en 2012.
« Sans la science, nous ne serions pas ici ce soir », rappelle M. Kabat-Zinn. « Mais nous n’avons rien inventé. La pratique de la pleine conscience est née il y a trois mille ans, et nous la devons à Bouddha. »
Une manière de rendre à Bouddha ce qui est à Bouddha, et d’ajouter un supplément d’âme à son programme scientifique. Mais Jon Kabat-Zinn le répète : « Je ne suis pas bouddhiste. » Car, présentée comme « laïque », sans engagement spirituel, la pratique paraît plus accessible. « La force de la pleine conscience, c’est de renvoyer à un bouddhisme vidé de sa doctrine, qui s’apparente plutôt à de l’autothérapie », analyse Nadia Garnoussi, maître de conférences en sociologie à l’université Lille-III au Centre de recherches individus, épreuves, sociétés.

Un filon pour l'édition

Un savant mélange de sagesse ancestrale, de science, de philosophie (Pascal est souvent cité). Le tout saupoudré de développement personnel – « Vous allez vivre une grande aventure. Savoir enfin qui vous êtes ». Un brin fourre-tout en apparence, cette recette miracle de la mindfulness est capable, en tirant l’un ou l’autre des fils, de capter un public très large. « Les figures de la pleine conscience investissent les thématiques du bonheur, de la quête de sens de la vie, de la réalisation de soi. Un espace laissé vacant par le recul des religions classiques », estime Nadia Garnoussi. Avec un avantage sur les religions  : la pleine conscience promet un mieux-être ici et maintenant, pas un salut après la mort.
A la fin de la conférence, le public se presse autour d’un stand de livres. Plus d’une centaine d’ouvrages sur le sujet ont été publiés depuis 2012. De Calme et attentif comme une grenouille (Les Arènes, 2012), livre-CD de méditation pour enfants écoulé à 100 000 exemplaires, à Apprendre à manger en pleine conscience (Les Arènes, 2013), Vivre sa maternité en pleine conscience (De Boeck, 2014) et S’exprimer en pleine conscience dans le monde des affaires (Kikasse éditions, 2014).Des déclinaisons à l’infini qui font le bonheur des éditeurs, mais risquent, à terme, de décrédibiliser le sujet. Tout comme ces conférences de presse où des marques de luxe et quelques people promettent un « instant méditation ».
« Il est inévitable, quand quelque chose fonctionne, que tout le monde s’en empare. Mais la mode retombera. En revanche, le mouvement scientifique va s’ancrer dans la société », espère Jon Kabat-Zinn.  Celui-ci propose de nous initier par un principe simple : « Quand vous êtes sous la douche, soyez uniquement sous la douche ! Et pas déjà en réunion à répondre à votre chef. » Le lendemain matin, on a essayé de n’être « que » sous la douche, rien que sous la douche. Mais on ne pensait qu’à une chose : trouver une chute à cet article.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2015/06/28/comment-la-meditation-a-conquis-des-millions-de-francais_4662714_3224.html#1UwrRq36YqBDCoLh.99

Comment la méditation a conquis des millions de Français par le magazine Le Monde

En cette soirée d’avril, l’antre parisien du music-hall a fait vœu de silence. Sur les vieux fauteuils rouges des Folies-Bergère, 1 700 personnes se laissent porter, yeux fermés, par une voix apaisante. « Prenons le temps de prêter attention à la respiration, à notre souffle qui va et qui vient. » Ni ricanement gêné ni coups d’œil échangés… Le public lâche étonnamment prise. Sur scène, un petit homme grisonnant, mais fringant dans sa chemise blanche, guide les spectateurs dans une méditation.
Lui, c’est Jon Kabat-Zinn. Cet Américain de 71 ans est, depuis trente-cinq ans, le porte-voix de la mindfulness (« pleine conscience »). Chercheur en biologie moléculaire au Massachusetts Institute of Technology, aux Etats-Unis, auteur de dizaines de best-sellers, il a fondé, en 1979, la première Clinique de réduction du stress puis le Centre pour la pleine conscience dans la médecine. Ses recherches ont mené à l’élaboration d’un programme de huit semaines appelé « Mindfulness Based Stress Reduction » (MBSR, réduction du stress fondée sur la pleine conscience), destiné à aider les gens à surmonter anxiété, douleurs et maladies. Pratiqué aujourd’hui dans huit cents centres hospitaliers dans le monde, le MBSR l’est aussi dans des entreprises, des prisons, des écoles.
« Rallumez la lumière ! On n’est pas au spectacle », lance, en riant, Jon Kabat-Zinn, qui a l’art de transformer les conférences en stand-up. La semaine précédente, il était à Bruxelles, celle d’avant aux Pays-Bas ; en janvier, à Davos, il apprenait à une centaine d’hommes d’affaires à cultiver cette fameuse « présence attentive ». « Posez-vous la question : où est mon esprit, là, tout de suite ? Jamais dans l’instant présent ! Toujours à ressasser le passé ou à penser à l’après. »

Le burn-out, un déclic

Plus tôt dans la soirée, sur le trottoir étroit de la rue Richer, on jouait des coudes pour entrer aux Folies-Bergère. « C’est la première fois qu’une conférence affiche complet en quelques jours ! », s’étonne Arnaud de Saint-Simon, directeur de la publication du groupe Psychologies, organisateur de l’événement. Le public ? Beaucoup de femmes, âgées de 30 à 60 ans, venues en « bandes », des couples aussi. La moitié du public ayant déjà pratiqué la méditation. « Mon psychiatre me l’a conseillée à l’hôpital, après un burn-out. » Le surmenage est souvent un déclic. « J’y ai trouvé une manière d’échapper à mes pensées négatives et anxieuses » ; « Ça m’aide avec les enfants » ; « Je gère mieux mon mal de dos chronique »… Très souvent, c’est un psychiatre, un médecin, voire un rhumatologue qui leur a conseillé la méditation. A laquelle tous – ou presque – se sont initiés grâce à un livre.
C’est en effet du côté de l’édition que se mesure l’ampleur du phénomène. Quelque 50 000 exemplaires pour Méditer : 108 leçons de pleine conscience (Les Arènes, 2010), de Jon Kabat-Zinn ; 350 000 pour Méditer, jour après jour (L’Iconoclaste, 2011), du médiatique psychiatre français Christophe André. « Le chiffre nous a surpris ! »», avoue Catherine Meyer, directrice du secteur psychologie aux Arènes-L’Iconoclaste, qui pense que « l’effet CD a fait décoller les ventes ».
L’appli « Psychologies Magazine », créée avec Christophe André, se maintient dans le Top 20 des plus téléchargées, et les cycles MBSR proposés à Paris et en province affichent souvent complet. « Nous avons aujourd’hui 180 instructeurs affiliés à l’Association pour le développement de la Mindfulness », affirme sa présidente, Geneviève Hamelet.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2015/06/28/comment-la-meditation-a-conquis-des-millions-de-francais

dimanche 21 juin 2015

HEINRICH INSTITUT: Colère,colère, quand tu nous tiens.

HEINRICH INSTITUT: Colère,colère, quand tu nous tiens.: Mon fils et moi Mary-Laure. Comme il est difficile de maintenir, de contenir cette boule de feu ! Comme un volcan, cette éruption brule t...

Colère,colère, quand tu nous tiens.

Mon fils et moi Mary-Laure.
Comme il est difficile de maintenir, de contenir cette boule de feu !
Comme un volcan, cette éruption brule tout sur son passage, nous même ainsi que l'objet de Notre colère.
Un jour, je pris la décision de ne plus laisser cette colère me dominer, car je pris conscience qu'elle me détruisait, qu'elle me fatiguait et surtout éloignait de moi la personne que J'AIME le plus au monde, MON FILS !
Alors, j'entrepris un long travail personne. Je compris que ma colère, était liée à ma souffrance, toutes celles accumulées tout au long de ma vie.
Celles que je ne voulais pas voir, celles que je ne pouvais pas voir, celles cachées, tapis, enterrées au fond de moi ! Mais toujours là ! Bien présentes, ne demandant qu'à sortir.
Lorsque je me mets en colère, c'est aussi une façon de faire remonter cette souffrance, comme un cris déchirant.
Je suis en colère pour cela ou ceci , mais en vérité, c'est ma souffrance que je cris...
Dans mon travail personnel, j'ai appris à libérer cette souffrance, de la plus grande à la plus petite, car chacun d'elles ont leur importance.
Lorsque ma colère me gagne, je me demande pourquoi ? A quelles souffrances est-elle liée ? Quelle contrariété me met dans cet état ? Pourquoi cette impatience?
Qu'est ce qui m'a blessé récemment ou dans un passé lointain pour qu'au fond de moi je réagisse si violemment ?
Petit à petit je prends conscience de ce qui n'est pas encore guéri et je reste vigilante à ce qui pourrait être une source à cette colère.
De cette façon, en pleine consicence, j'arrive à ne plus laisser ce volcan en moi, dominer toutes les
situations !
Parler de mes souffrances, les exprimer, ne plus les cacher, m'a libéré du poids, ceux là qui m'empêchaient d'apprécier la vie dans le "ici et maintenant", comme un sac trop lourd que l'on ne souhaite plus porter et dont on se débarasse.
A la place, la légèreté, la paix, la sérénité, le bien être... prennent de plus en plus de place en moi.
En évacuant les souffrances, les racines de ma colère diminues de plus en plus.....je l'espère, jusqu'à complètement disparaître.
Aujourd'hui, mon fils et moi, sommes très proche l'un de l'autre, chacun de nous, trouvons notre épanouissement personnel, nos terrains d'entente, le respect mutuel, le partage, l'échange, dans l'amour et la paix....
Mary-Laure Duval (83)

mardi 26 mai 2015

UN BATTEMENT D’AILE.



Le métier d’infirmier est un métier riche d’expériences humaines de par la diversité des situations auxquelles vous êtes confrontés.
L’une des plus courantes et des plus difficiles, pour moi, est la confrontation à la mort. Une dame d’une cinquantaine d’année, avec qui vous avez lié une sincère et solide relation soignant/soigné, atteinte d’un cancer à un stade avancé. Une conversation, sommes toutes banale en buvant le café, et d’un coup cette question : ‘’je vais mourir ?.’’ Tout en vous regardant droit dans les yeux.
Comment réagir ? Que dire ?          
Moment de solitude.
Trois solutions :

1-      Etre dans le déni  – rester coi – ne pas répondre (plan astral, émotionnel). Laisser ce silence embarrassant, que l’on a tous connu, mais qui ne fait pas avancer les choses. La dame reste sans réponse lui permettant d’atténuer son angoisse et sa peur. L’infirmier est mal à l’aise. Les deux protagonistes sont frustrés.

2-      Lui mentir. Penser, pour elle et pour nous, que c’est mieux ainsi. Cela rassure tout le monde. Les deux protagonistes restent dans l’émotionnelle (plan astral), sont dans l’illusion et se voile la face de la réalité : la mort qui fait peur et angoisse.

3-      Lui dire la vérité : ‘’oui, vous allez mourir’’ ; en toute sincérité mais avec diplomatie. En restant sur les faits et en s’interdisant, dans un premier temps, l’émotionnel . (plan mental)

Vous me direz que ce n’est pas chose aisée, ni sans conséquences…
Quelques soit la solution choisie, elle est correcte.
Car, au final, que ce soit pour la dame et/ou l’infirmier tout est question de responsabilités et conséquences que nous sommes prêt à accepter.

Je vous relate cette expérience professionnelle mais dans la vie de tous les jours, sans être infirmier ou patient, nous sommes confrontés à des choix – des responsabilités donc des conséquences.
Aider cette dame à faire son chemin ? Est-elle prête à l’entendre, à prendre conscience ? Suis-je prêt à prendre cette responsabilité et assumer les conséquences pour elle et moi ? Dois-je ‘’passer la main’’ ? Admettre que je ne suis pas la bonne personne pour lui répondre ?
Chaque choix implique responsabilités et conséquences ; c’est ce qu’on appelle ‘’l’effet papillon’’.
Comme dis précédemment, tout est juste, il suffit de savoir discerner ce qui est dans mes possibilités ou pas. Savoir être assez sage pour connaitre et /ou accepter les limites de nos capacités : ce que je veux et ce que je peux …. Afin d’éviter la création d’un ouragan à l’autre bout de la terre via notre petit battement d’aile.

Séverine Leprince.


lundi 25 mai 2015

Les lignées familiales

Depuis quelques temps, nous sommes plusieurs à travailler sur cet axe. Avec l'aide un groupe de travail, nous avons étudié attentivement la lignée d’un homme d’une trentaine d’année.
Ce que nous avons constaté en premier lieu est; que c’est un vrai sac de nœuds.
Autrefois, le modèle familial était basé sur la formule père et mère avec un système patriarcale. Cela avait du bon comme du moins bon. Le droit de vote des femmes a permis qu'elles reviennent en puissance demander leur pouvoir longtemps annihilé. Nous voyons de plus en plus de femmes gérer une grande partie l’énergie de sa troupe familiale et professionnelle. Elles reprennent leurs études, trouvent un travail ou elles s’épanouissent et suivent des séminaires pour s’améliorer, comprendre l’autre, sortant des jeux de pouvoirs dans le couple.
Et l’homme qu’en est-il ?
Il devient la femme de ménage de la maison, s’occupe des enfants, réconforte si besoin sa femme et n’a pas vraiment de travail stable avec une rentrée d’argent suffisante pour équilibrer le pouvoir grandissant des femmes.
Dans une grande majorité de cas, les couples sont recomposés et ça n’est pas sans conséquences. Les parents défendent leur progéniture et l’autre n’a pas forcément son mot à dire dans l’histoire. Sous-jacent des conflits inconscients de jalousie vibrent entre le beau-papa/ belle-mère et l’enfant du conjoint.
A cela s’ajoute, le bagage des ancêtres et les nœuds karmiques. Quand je disais que c’est un véritable sac de nœuds, le mot est faible.
L’énergie féminine nous apporte la douceur, le calme et nous rassure..
L’énergie de l’homme est celle qui permet l’action, la force, le courage.
En nous, nous avons les deux énergies. Coté droit le masculin et coté gauche le féminin. Plusieurs articles disent que le couple extérieur est à l’image de notre couple intérieur et vis versa. Voilà que la situation se gâte.

 Imaginez un grand -père alcoolique, ancien mineur, en fin de vie car malade mais qui est le patriarche de la lignée et sait se faire respecter. Ils ont eu 5 enfants, dont :
- Un qui vit sur un modèle similaire, couple depuis toujours qui ont eu 2 enfants.
- Un autre garçon qui est homosexuel.
- Une fille qui vit avec un homme de 15 plus jeune et qui,enfant c’est faite violé par son grand-père.
- Une autre qui c’est séparé au bout de 20 ans de vie commune et c’est remariée et le dernier garçon qui est alcoolique sans travail. Ce dernier décide vers 35 ans de retourner vivre aux crochets de ses parents.
Les 5 enfants ont eu 10 enfants en tout.
Voila que l’histoire de la lignée bascule quand le petit frère des 5 part vivre chez ses parents. Son père étant affaibli, il le traite très mal, prends le pouvoir et le père fini par mourir.
Le cauchemar arrive, car le dernier de la 2 eme génération devient le 1er de la lignée donc le chef. Il prend symboliquement le pouvoir et joue le rôle du mari de sa mère (mémoires d’inceste qui ressortent. )
L’énergie qui provient d’en haut est instable, bâti sur des rôles qui ne sont pas à leur juste place avec des vices comme l’alcool, la dépendance, le profit, l’inceste et bien d’autres encore.
La 3 eme génération est touchée par cette énergie avec des garçons qui n’arrivent pas à trouver leur place et  à avoir un travail stable et des filles qui veulent le pouvoir et attirent des hommes qui leur laissent aisément cette responsabilité.

Ils ont plusieurs options pour réaligner tout cela et que l’énergie circule librement permettant aux hommes de prendre leurs responsabilités et aux femmes d’accepter de partager de façon équilibré le pouvoir.
Aujourd’hui, tout bouge très rapidement, les mémoires familiales, collectives et karmiques se chevauchent en permanence et de façon très rapproché. A peine nous réalignons une chose, une autre perturbation arrive.
Nous ne pouvons plus faire la politique de l’autruche et attendre qu’un être spirituel de la lignée arrive et réajuste tout cela. Ça ne suffit pas, il faut que tout le monde s’y mettent, fasse un travail d’accompagnement pour dénouer tout cela. Les Êtres Spirituels, font leur maximum pour dénouer à partir d’eux toutes les distorsions familiales et karmiques créent depuis la nuit des temps. Mais, ils ne peuvent faire et aider que si les membres de leurs familles acceptent de prendre leurs responsabilités et de libérer les secrets de familles, les enfants cachés, les dénis, les vices pour permettre à l’énergie de circuler dans les lignées.
Nous jouons toujours le rôle d’un ou plusieurs personnages de notre famille et souvent sans le savoir.
Combien de femmes ont eu des enfants avec des hommes autres que leur mari sans en assumer la responsabilité. Les enfants se retrouvent avec un père qu’ils pensent être le leur mais qui ne l’est pas .
Quelles conséquences cela peut avoir ?
Et bien, ça peut donner un adulte qui, toute sa vie, va rechercher l’autre, donc tromperie dans son propre couple.
Tous nos choix ont de lourdes conséquences sur la descendance. Arrêtons d’être si égoïste en ne pensant qu’à nous. Nous laissons ce bagage énergétique à nos enfants.
Nous sommes devenues beaucoup plus ouvert et compréhensif que nos ancêtres alors que chacun fasse sa part de travail pour qu’à l’échelle mondiale cela puisse aider. Nous humains, nous avons des familles, des jobs et nous portons tous nos programmes inconscients avec nous partout ou nous allons. Ce sont ces programmes qui créent des chaos, des conflits avec les autres. Si vous observez les gouvernements avec leurs acteurs qui jouent au roi du monde, sont eux-mêmes sous la domination de leurs programmes inconscients.
Que les parents et grands-parents aident à libérer l’énergie en parlant, en acceptant leurs erreurs sans les juger. Nous faisons tous, absolument tous des erreurs. Le but n’est pas de les juger mais de les comprendre en terme d’évolution et d’éviter de les refaire. Nous sommes, le monde de demain, nous créons le monde de demain alors faisons ce travail collectivement. Regroupez-vous pour faire des réunions et dénouer tout cela. Parlez vous entre vous et acceptez de participer et de vous rendre utile. L’être humain à besoin fondamentalement de se sentir utile. Nous sommes voilés par nos croyances, nos valeurs, notre éducation, notre système gouvernemental alors apprenons à nous détacher peu à peu de ces voiles et apprenons à réfléchir sans nous juger car cela n’aide personne.
Si nous considérons l’autre comme étant un miroir de nous-mêmes et bien nous ne pouvons qu’avoir de la compassion pour lui et non du rejet comme nous le faisons continuellement.
J’entends tellement de gens dirent « moi, c’est différent, ou je ne suis pas pareil ou depuis enfant je me sens différent ». Tout cela ne contribue qu’à créer la séparation entre les humains. Nous avons tous un point commun, nous sommes dans un corps semblable techniquement avec une énergie qui fait fonctionner ce corps et que nous appelons ici-bas l’âme.
Alors, cherchons à nous unifier, à être solidaire les uns envers les autres et que les gens qui se sentent prêt à prendre la responsabilité de créer des groupes de travail pour dénouer ce sac de nœuds mondial, se réveillent ! La planète en a besoin et nos descendants ne pourront pas s’occuper de tout alors faisons notre maximum pour leur venir en aide et en soutien.
Nadège Heinrich

  







dimanche 24 mai 2015

Є.T.R.Є.

Extrait du livre des Inspirations, le 25 Novembre 2014,

Qu'est-ce-que ETRE ?
Expliquer ETRE avec des mots ça revient à parler à propos de,
Expliquer ETRE c'est faire et non ETRE,
Expliquer ETRE c'est parler d'un état ressenti avec des mots qui amènent du faire ETRE,
Expliquer ETRE c'est comme expliquer le paradis ou l'enfer,
Expliquer ETRE, c'est s'approprier un état qui ne vous appartient pas,
Expliquer ETRE, c'est une grande imposture
ETRE ne s'explique pas, ETRE est !
Comment le soleil sait-il qu'il est le soleil ?
Il ne le sait pas, il brille c'est tout ,
A partir du moment où il essaie de s'expliquer à lui-même,
Il n'est plus le soleil qui brille,
Il est le soleil qui se parle !
Alors, il perd de sa qualité "briller".
Alors, comment ETRE peut-il s'expliquer à propos de lui-même ?
Il n'est plus ETRE qui est ,
Il est ETRE qui se parle,
Alors, il perd de sa qualité d'ETRE.
Je suis celle qui suis et parle à propos de "Je Suis" ,
Dès lors que je ne parlerai plus alors ETRE sera là, peut-être...
HN.

samedi 9 mai 2015

Ma vison de l’école idéale

J’ai 10.5 ans et voilà comment je souhaiterais mon collège parfait.
J’aimerais qu’il n’y ai plus de notes, que les professeurs travaillent dans des conditions favorables, c'est-à-dire un matériel correct pour nous apprendre complet et en bon état  pour chaque matière surtout la science, la chimie, l’informatique et le sport. J’aimerais bien des cours de cuisine, des cours de musique , des cours spéciaux pour les handicapés. J’aimerais qu’il y ai des poissons, des hamsters, des lapins. Dans les classes, des décors qui vont avec les matières qu'on nous enseigne. A l’extérieur, des jardins botaniques avec une serre et  faire des sorties en pleine nature . Une grande cour avec des jeux adaptés à nos âges. Il faut des professionnels pour nous apprendre toutes les activités . J’aimerais que les enfants se respectent , ne s’insultent et ne se tapent pas. J’aimerais que l’école propose des stages aux enfants de mon âge pour apprendre des métiers. J’aimerais que la nourriture soit bio avec des plats équilibrés . J’aimerais que les enseignants nous écoutent plus et acceptent nos avis. 
Owen B., 10.5 ans

mercredi 6 mai 2015

Au nom de l'évolution !

Au travers de diverses lectures dites spirituelles, j'ai compris que ce qui est appelé l'ombre, représente la matière donc le corps physique et ses vices et ce qui est appelé la lumière est notre âme et notre Esprit avec ses vertus. Tantôt nous incarnons l'un et tantôt l'autre.
Dans le langage de mes aïeux, on appelait cela méchanceté et gentillesse. C'est plus terre à terre et on comprend mieux sans doute.
Dans le monde spirituel, on étiquette ainsi. Tu es aligné sur la Pleine lumière ou tu n'es pas. Quelle bonne blague. Si tu es dans la lumière, tu as l'abondance et l’amour et tout ce qui en suit et si tu n'a pas ça, tu n'es pas dans la lumière. Je suis obligée de rire de cette illusion. Comment autant de personnes peuvent penser de telles choses. Je passe une grande partie de mon temps à parler à des gens simples, humbles, riche de valeurs et pourtant sans argent . Et à l'inverse, des gens avec moins de conscience, moins de valeurs et utilisant des stratagèmes pour écraser l'autre, l'humilier et gagner de l'argent. La vie et ses expériences ne se résument pas en si peu de choses. Je pense que le fonctionnement de l'humanité est bien plus complexe que ça. Plus vous faites un travail personnel et plus vous vous détachez des choses qui autrefois avaient de l'importance pour vous et pouvaient provoquer des réactions émotionnelles.
La difficulté, à mon avis, c'est de se détacher certes mais de rester un peu dans le système sinon vous n'aider plus personnes. Je peux rester des jours dans la solitude sans que ça me pose un problème et je peux rester aussi avec des gens pour les aider. C'est la que je mets l'accent sur cet équilibre pas toujours évident car vous sentez bien qu'en étant en contact avec les autres ça vient perturber votre harmonie intérieure.
J'ai observé tout au long de cette vie que c'est lorsque ça va mal , que les dossiers remontent, métaphore pour dire les conflits non résolus et que vous savez si ceux que vous pensiez être des gens de valeurs, ont l'occasion de le montrer ou pas.
Ce n'est pas quand tout va bien, que vous pouvez savoir si les gens sont ceux que vous croyez qu'ils sont mais bien quand ça ne va pas. Lorsque le cycle de la tempête arrive et que vos proches vous montrent une facette d’eux-mêmes que vous ne connaissez pas et que la plupart du temps eux-mêmes ne se savent pas avoir. C'est là que tout se joue ! Comment interpréter l’événement ? Vous faites comme eux en les rejetant dans votre for intérieur ? ou bien vous êtes suffisamment conscient pour vous dire que ce scénario vous l'avez aussi déjà joué dans votre vie en agissant de la sorte et vous pardonnez. Rejeter et dénigrer l'autre c'est un acte de séparation, comprendre et aimer l'autre tel qu'il est est un acte d'unité. Que souhaitons nous incarner nos vices ou nos vertus ? C'est à chacun de choisir, personne ne peut faire ce choix à notre place.
Pour ma part, je fais mon maximum pour incarner mes vertus parfois j'y arrive parfois non. Par contre, je fais mon maximum pour être dans l'unité, la solidarité, le partage et le pardon.
Quand, je suis plus fatiguée et que je joue à la rebelle avec moi-même, je me dis que je ferai mieux la prochaine fois. Fondamentalement, je pense que nous pensons que nous faisons tous de notre mieux mais je pense que l'on peut encore progresser ! :)   Nadège Heinrich